Mondial 2017 à Bénodet

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Pour cette année 2017, la grande migration annuelle des 5.5m JI vers leur championnat du monde les a fait de nouveau converger vers le yacht Club de l’Odet et la baie de Bénodet. Le club a relevé le défi tardif d’organiser ce championnat, 4 ans après avoir accueilli un championnat d’Europe et 11 ans après un mondial d’anthologie en 2003.
Ancienne classe olympique, les 5.5m JI sont une classe encore mondialement très active : jauge à développement, cette formule génère encore régulièrement de nouveaux bateaux se livrant des régates serrées sur un circuit mondial au calendrier chargé.
Vingt-huit bateaux se sont ainsi progressivement retrouvés dans nos eaux à la fin du mois d’août, classiques, évolutions et modernes, offrant un formidable tableau d’une soixantaine d’années d’architecture navale. En jauge métrique, les bateaux les plus anciens courent en effet à l’égal des bateaux les plus modernes : il s’agit de tirer le meilleur parti de la délicate combinaison d’une carène, d’un gréement et d’un équipage. La seule contrainte est de se plier aux règles de course et de jauge, étroitement contrôlées par le jaugeur Guy-Rolland Perrin, et dont l’évolution fut encore âprement discutée lors de l’assemblée générale de la classe afin de permettre le développement de nouveaux plans encore plus performants. L’élégance des carènes classiques comme modernes, la qualité de restauration des bateaux anciens, la précision des gréements modernes en carbone et la personnalisation des accastillages témoignent de l’attachement des propriétaires et des équipages à cette jauge, excellent échappatoire à l’ennuyeuse monotypie.

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Pungin (SUI 213) et Otto (SUI 209) au contact
Ces vingt-huit équipages représentaient les Bahamas, la Suisse, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Australie, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et la Norvège. Cette dernière n’étant cette fois pas représentée par le multiple champion du monde en titre, les appétits de victoire étaient largement partagés !
Le championnat du monde était précédé de trois coupes. La plus ancienne et originale, la presque centenaire Scandinavian Gold Cup, a lancé les régates alors que le temps jusqu’alors superbe se grisait d’ouest. L’équipage de Jurg Menzi à bord du très affûté «Marie-Françoise XIX » remporte avec un grand sourire ce superbe trophée grâce à trois manches victorieuses, après avoir un temps laissé un court espoir aux deux autres finalistes norvégiens et français. En effet, seul court un bateau par nation et sont éliminés au terme de trois manches les concurrents n’en ayant gagnés aucune…

 

Auguste 1er (FRA 47) aux prises avec Belladona II (AUT 16)
Peu de temps après ont suivis les classiques et les évolutions, s’affrontant respectivement pour conquérir la Royal Kaag Classic Cup et la Hanko Evolution Cup. Pour notre plus grande fierté, Yves Duclos Grenet remporte la première à bord de son superbe Nirvana vernis. L’allemand Boomerang de Falk Einecke s’adjuge magistralement la seconde, malgré l’énergie déployée par ses concurrents.
La remise de ces coupes le vendredi eu lieu sous les applaudissements enthousiastes de l’ensemble de la flotte enfin rassemblée pour le mondial et goûtant déjà aux délices dont le club la régalera toute la semaine.

Départ sous un ciel gris de suroît ; les grains ne vont pas tarder…
La météo encore clémente des premiers jours va cependant se… compliquer au cours de la semaine pour faire de ce championnat un évènement mémorable ! On verra ainsi des bateaux démâter spectaculairement, un guindeau du robuste bateau comité faire quelque peu défaut, des trimmers se bloquer… L’ensemble des mouilleurs seront aussi rincés que les concurrents lors des longues manches de plus d’une dizaine de nautiques. Un somptueux soleil les gratifiera d’une pause lors d’une exceptionnelle « dock party » offerte par les Bahamas ; une abondance de crêpes un autre jour réchauffera tout le monde et les bars des alentours verront les manches refaites encore plus de fois qu’elles ne furent courues…

Peu de temps après un départ ; Boomerang (GER 89) au premier plan. Option gauche ou droite ?
Rapidement les deux équipages des Bahamas à bord de John B et New Moon se démarqueront, bien que talonnés par les néerlandais de Feng Shui et les suisses de Caracole.

Mondial 2017 à Bénodet dans Evènements

New Moon (BAH 21) et John B (BAH 22): deux tonnes n’empêchent pas le rappel !
Le courant portant sur la ligne allié à l’enthousiasme des équipages amèneront quelques disqualifications sous pavillon noir mais guère de désordre dans le classement final au terme de neuf manches passionnantes. Le comité de course exploitera en effet toutes les possibilités pour régaler les coureurs jusqu’à la dernière minute !
John B (BAH 22), Prettynama (GER 83) et Shaolin III (SUI 226)
C’est avec des larmes de joie que Gavin Mc Kinney se fera remettre avec son équipage les médailles de champion du monde : trente ans d’effort enfin justement récompensés ! L’hymne des Bahamas sera joué deux fois, New Moon lui succédant sur la seconde marche du podium, suivi du néerlandais Arend Jan Pasman à bord de Feng Shui, confirmant qu’il ne faut pas compter sur lui uniquement pour animer les soirées de la classe… Malgré une victoire dans la septième manche, les sympathiques suisses de Caracole ne parviennent qu’à la quatrième place.

Joker et Auguste 1er sous un ciel un jour moins chargé
Parmi les évolutions, les représentants du club à bord de Joker et Auguste 1er ne réussiront pas à dépasser Boomerang qui sera récompensé du superbe trophée dévolu au champion évolution. Le jeune équipage suisse du classique Belphégor, mené par Bruno Engel – aussi efficace sur l’eau que dans son chantier naval – ne permettra pas à Nirvana de répéter sa victoire dans la coupe classique et gagnera pour la première fois le titre de champion du monde classique.

Les bateaux remis sur leurs remorques, les équipages et toute l’équipe du club attablés pour un dernier festin, tout le monde s’accordaient à penser que ces deux semaines de régates avaient encore une fois dépassé les meilleures espérances formulées un an auparavant à Copenhague, lorsque la classe avait dans un élan manifesté son enthousiasme pour venir régater à Bénodet. Ce devait alors être un excellent championnat d’Europe, ce fut un exceptionnel championnat du monde ! La classe se dirige maintenant vers Cowes pour son championnat 2018, auquel plusieurs bateaux porteront les couleurs du club. Gageons que la prochaine saison 2018 du challenge métrique leur donnera l’entraînement nécessaire pour gagner encore des places…

 

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